Mes très chers amis,
Je suis très heureux de vous retrouver. Votre fidèle présence démontre,
malgré ce froid sibérien, l'attachement que vous portez à ma candidature aux
élections législatives sur la première circonscription du Gard.
Je tiens à saluer Gilles GRASSET, Président Départemental du Parti Radical
du Gard, Lucien LIMOUSIN, Conseiller Général du Canton de Tarascon, Camille
LAPIERRE Président de mon comité de soutien, Jean-Jacques VIDAL mon Mandataire
Financier, Olivier DUMAS Directeur de Campagne, et l'ensemble des élus de la
ville de Beaucaire et de la communauté de communes. Vous le savez, il y a de
cela un peu plus d’un an, je faisais publiquement état de mon intention de me
présenter aux élections législatives de 2012. Inutile de vous préciser, que
cette décision difficile à prendre, l’a été après mure réflexion.
J’ai aussi volontairement souhaité que cette candidature soit annoncée très
tôt, c’est-à-dire bien avant le lancement officiel de la campagne, pour bien
signifier que mon engagement n’était en aucun cas, le résultat de manœuvres ou
d’ententes électoralistes et politiciennes.
Ce choix a été celui d’un homme responsable et non celui du représentant
d’un appareil politique. Je tiens à le préciser car c’est cela, à n’en pas
douter, qui fera ma singularité dans le débat politique qui s’annonce.
Cette candidature a fait couler beaucoup d’encre et suscité de nombreux
commentaires.
Certains ont voulu y voir un simple effet d’annonce ; d’autres ont cru
que je ne tiendrai pas la distance ; on a même pensé et écrit, tout
dernièrement, que j’allais purement et simplement renoncer.
C’était sans compter sur ma détermination et mon souci de poursuivre
l’action politique que j’ai entamée sur Beaucaire et sur le territoire de la
Communauté de Communes de Beaucaire Terre d’Argence depuis 2008.
Ce soir, qu’on se le dise, les choses sont claires. Je suis candidat dans la
première circonscription du Gard, et vous tous qui me connaissaient très
bien, savez que j’irai jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à la victoire.
Je ne suis pas un homme de demi-mesure, et ma candidature est le résultat
d’un itinéraire de vie, à la fois personnel et professionnel, au service des
autres et de l’intérêt général. Jacques Bourbousson, c’est un nom respecté et
respectable, dont les actions s’inscrivent dans la continuité d’une tradition
familiale d’engagement pour la « chose publique ».
J’ai appris au contact de mes parents et de mes grands-parents qui étaient
viticulteurs, à rester proche des réalités quotidiennes et de celles du monde
du travail. Rien ne relève du hasard dans la construction d’une
personnalité ; et cela se ressent dans mes agissements de tous les
jours.
Parler un langage d’honnêteté et de sincérité ; être à l’écoute des
autres et comprendre leurs craintes; tendre la main et rester toujours
accessible, sont des choses qui se sont toujours imposés à moi comme une
évidence.
J’ai toujours privilégié le contact direct et le sens du dialogue. J’ai
toujours essayé de développer un discours de vérité et d’authenticité, et ce
dans le respect des principes et des valeurs de la République que mon
environnement familial m’a toujours inculqués.
Mon action politique est indissociable de la longue tradition de pensée du
radicalisme républicain qui a construit la France républicaine. Cette France
républicaine intégratrice et émancipatrice, porteuse d’espoir et
d’universalisme.
Cette France humaniste, démocratique et sociale, qui fonctionne selon le
principe d’égalité.
N’oublions pas que la République, c’est la liberté, l’égalité et la
fraternité, l’affirmation d’une volonté progressiste qui prône l’égalité des
chances, la laïcité et le respect des valeurs humaines.
C’est aussi un ordre public qui repose sur la justice sociale et la
solidarité nationale envers les plus démunis. C’est l’instauration d’une
véritable démocratie sociale au service des intérêts de la collectivité et de
la nation.
Je ne vous citerai pas tous les grands noms qui, de Jaurès à De Gaulle, ont
porté ce message d’espoir et d’espérance pour une société plus juste et plus
éclairée.
Je vous rappellerai simplement cet extrait de l’article premier de la
constitution de la Vème République que tout candidat à une élection devrait se
remémorer et méditer :
« La France est une République laïque, démocratique et sociale. Elle
assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine,
de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances ».
En fait, ma philosophie politique, si je puis m’exprimer ainsi, repose sur
ce socle républicain dont on comprend qu’il garantit la cohésion nationale.
Vous tous, présents ce soir, vous en êtes convaincus maintenant : à
l'instar de certains qui ont successivement de 1981 à 2012 adoré les
saints : St François (Mitterand), puis St Pierre Mehaignerie, St François
(un autre………Bayrou), puis St Nicolas. St Hervé et dans l'avenir, sait-on
jamais. ………….Ste Marine. Avec les apparatchik, tout est possible.
Moi, Jacques BOURBOUSSON, je ne suis pas le représentant d’un appareil mais
plutôt le porteur d’une idée fédératrice, qui entend véritablement échapper aux
clivages idéologiques et partisans.
En me projetant hors du bipartisme politique habituel, je souhaite
rassembler le plus de gens possible autour d’un courant de pensée et d’un
programme d’actions progressistes.
Mon discours s’inscrit dans le cadre des grands principes de la tradition
républicaine. C’est ce sentiment sur la grandeur de la République qui me guide.
Etre l’homme d’un consensus est en soi une qualité à un moment où notre pays,
notre modèle de société se cherchent des repères et peinent à trouver des
solutions.
Parce que je suis un homme d’écoute, parce que je suis attentif aux
préoccupations, aux revendications, aux attentes de mes concitoyens, je pense
pouvoir légitimement prendre les décisions qu’il convient.
Je peux tout à la fois être un porte-parole et cet homme de transition qui
défendra d’une même voix, sans aucune contradiction, les intérêts de chacun et
les intérêts généraux, dans un souci de conciliation et d’unification.
Comme je le dis souvent, « je crois en une société en mouvement,
respectueuse de ses traditions ; je crois aussi au progrès de l’homme et
de la société ; je crois enfin qu’il est grand temps de renouer avec
l’espoir ».
Mon engagement dans ces élections législatives a aussi pour but de
réconcilier nombre de nos concitoyens avec la politique.
Je ne suis pas là pour faire de vaines promesses et prononcer des mots vides
de sens. Le politique lorsqu'il se veut responsable, doit décrire les défis et
tracer la voie pour les surmonter.
Donner à chaque citoyen les moyens de choisir et de décider pour lui et pour
la nation, tel est le rôle des responsables politiques et d'un député, tel est
la réponse à la crise que traverse notre pays.
Depuis plus d'1/4 de siècle, les français sont lassés des dérobades derrière
des avis d'experts et technocrates…Avis qui ont lentement conduit à la crise
économique que l'Europe affronte.
Il nous faut retrouver la liberté de pouvoir agir.
Les français sont fatigués, la scène politique n'est pas un théâtre tragique
où le destin de chacun est décrit dans les astres ou par les dieux.
La liberté exige de choisir, et de choisir vraiment pour construire un
avenir commun.
Je ne suis pas un homme qui recherche un strapontin ministériel, ni un homme
pour qui la politique est la conquête frénétique du pouvoir pour le
pouvoir.
Je suis là, présent à cette échéance politique, pour changer les choses,
pour redonner de la confiance, pour éviter que certaines situations ne se
dégradent davantage.
Je suis là, non pas pour mentir ou trahir, mais pour me mettre à votre
service, au service de tous ceux qui auront eu confiance en moi, pour que les
lendemains soient meilleurs et plus justes.
J’ai à mon actif un bilan municipal et intercommunal qui plaide en ma
faveur. Nul ne peut contester les résultants obtenus.
Nul ne peut non plus contester que je suis resté l’homme que j’ai toujours
été depuis mon élection à la Mairie de Beaucaire.
Du reste, et j’insiste sur cela, ma porte reste toujours ouverte pour toutes
celles et tous ceux qui veulent me rencontrer.
Depuis plusieurs années, j’ai ainsi tissé grâce à mes responsabilités
professionnelle et agricoles des relations de proximité qui m’ont conforté dans
l’idée d’aller plus loin ensemble.
Les Beaucairois et nos concitoyens des villes de l’intercommunalité m’ont
fait prendre conscience que rien n’était irréversible, et que les problèmes de
notre présent ne sont pas une fatalité en soi.
C’est dans ces échanges, dans ces témoignages de confiance, dans ces
relations affinitaires, que je trouve les ressources nécessaires pour aller de
l’avant.
Cette campagne électorale sera bel et bien une aventure humaine et
collective.
En effet, seul on ne peut rien, tandis qu’ensemble, réunis autour d’un
dessein commun, on peut, si ce n’est tout, du moins beaucoup.
Dans un contexte économique et social compliqué, où il n’existe aucune
solution miracle, il y aura des mesures conjoncturelles à prendre et des
réformes structurelles à mener pour trouver une solution à la crise du
capitalisme.
De fait, il faut éviter de tomber dans le piège des discours manichéens ou
bien de sombrer dans la facilité du politiquement correct, lesquels poussent à
la démagogie ou à la pensée unique.
Il ne faut pas non plus rajouter de la polémique à la polémique, au risque
de paraître diffamatoire ou bien de se couper de la réalité des choses.
Le regard que je porte sur notre monde, sur ce monde qu’on dit désenchanté
ou bien en panne de sens, je le porte non pas avec l’indignation éphémère que
dicte l’ambition politicienne, mais bien avec la colère constante d’un homme
qui tient en horreur les injustices de toutes sortes.
Je sais que la tâche qui m’attend est loin d’être simple.
Mais je sais que je reste déterminé dans ma volonté de servir ma
circonscription, comme je le suis dans celle de servir ma ville de Beaucaire et
l’intercommunalité de la Terre d’Argence.
Je ne serai donc pas un anonyme dans l‘hémicycle du palais Bourbon ; je
serai, et cela je m’y engage, une voix représentative de vos idées, à l’écoute
de tous, afin de porter notre circonscription vers une reconnaissance
nationale.
Je serai un interlocuteur crédible entre notre circonscription et les
instances de décisions gouvernementales et parlementaires, parce que je
travaillerai pour qu’il en soit ainsi.
Beaucoup de choses ont été dites ce soir. Mais tout reste à faire, non par
compromission, mais par devoir, au nom d’une certaine idée de la république, de
la morale républicaine et de l’éthique individuelle.
Cette volonté de rassembler ce qui est épars, de former en quelque sorte le
cercle de l’union, trouve une explication dans l’attachement sans limite que
j’ai pour la pensée humaniste du siècle des Lumières.
Elle trouve une autre explication dans l’histoire même de ma ville, dans ce
Beaucaire que j’aime tant, et qui au moment de la Foire de la Madeleine faisait
se rencontrer l’Orient méditerranéen et l’Europe chrétienne.
Lors de la tenue de ce grand marché international, tous les regards se
tournaient alors vers notre cité rhodanienne. Les Baltes côtoyaient les
Levantins, les Allemands les Italiens, les Moscovites les Espagnols… Les gens
de toutes confessions, chrétiennes, musulmanes ou juives, y fraternisaient sans
retenue. Creuset tout autant que carrefour, Beaucaire était sans nul doute un
des rares lieux où l’Occident entrait en contact de manière pacifique avec
l’Orient. Ceci est à méditer, à un moment où certains font le choix du
communautarisme ou de l’exclusion.
Beaucaire, en faisant se rapprocher les peuples, m’a appris la tolérance et
m’a conforté dans les choix de vie que j’ai du faire en tant qu’homme.
De là, l’idée qu’une personne somme toute modeste puisse un jour servir et
défendre des intérêts nobles.
C'est vous, qui au soir du 17 juin déterminerez qui est le plus à même, de
vous représenter à l'Assemblée Nationale, mais sachez je resterai radicalement
engagé pour servir vos intérêts, car depuis 30 ans, mon seul parti : C'EST
VOUS !
Je vous remercie……